Dès 2025, 45% du parc locatif privé de Paris sera interdit à la location. Pourquoi ? Car d’après une étude, ils sont considérés comme des passoires thermiques et donc inaptes à héberger des locataires. Un grand pas en avant vers la transition énergétique des grandes villes.

En Île-de-France, 2,3 millions de résidences principales ont un diagnostic de performance énergétique classé E, F ou G, soit les deux tiers du parc francilien de résidences principales, selon une étude de l’INSEE et de l’Institut Paris Région. À Paris, le chiffre grimpe, avec 65,1% du parc locatif privé classé E, F ou G. Rappelons que sur le territoire français, environ 4,8 millions de logements sont considérés comme des passoires thermiques, soit 17 % des résidences principales. Ce qui veut dire qu’environ la moitié des passoires thermiques françaises sont concentrées en région parisienne… Des logements anciens construits pour une grande partie avant 1974, c’est-à-dire avant les premières réglementations thermiques anti logements énergivores.

Cette future interdiction prend donc racine dans la loi Climat et Résilience, votée en août 2022. Elle concerne les passoires énergétiques de logements F et G d’ici 2028, dès 2025 pour les étiquettes G, puis des logements classés E d’ici 2034. Elle gèle également les loyers dans les passoires énergétiques dès 2023 et promet des sanctions sévères à tous propriétaires bailleurs qui contournent la règle. Quelles contraintes vont donc s’imposer aux propriétaires dont les logements sont trop énergivores ? 

Les nouvelles prescriptions pour propriétaires et futurs acquérants

Pour les propriétaires n’ayant pas fait les démarches nécessaires au préalable, cela veut dire mettre rapidement à niveau son bien. En somme rénover, et cela de manière durable, pour faire évoluer sa classe énergétique. Concrètement, si l’habitation a besoin de plus de 330 kWh/m2/an pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire, il s’agit d’une passoire thermique, et il faut donc mettre la main à la pâte. Et pour une consommation supérieure à 450 kWh/m²/an, le logement est qualifié d’indécent selon la législation. Chez Sibel Energie, nous proposons tous les outils à disposition pour transformer un bien : isolation et résistance thermique, installation de ballon thermodynamique (chauffe-eau) ou de pompe à chaleur, et bien sûr de panneaux photovoltaïques. Car rappelons également que la loi Climat et Résilience oblige l’installation de panneaux photovoltaïques ou de toits végétalisés lors d’une construction, d’une extension ou d’une rénovation lourde comme des surfaces commerciales – avec une baisse du seuil à 500 m² de création de surface. Elle est aussi étendue aux immeubles de bureaux de plus de 1 000 m² et aux parkings de plus de 500 m². 

Pour ce qui est des futurs propriétaires, depuis 2022 lors de la vente d’un bien considéré comme une passoire énergétique F ou G, la réalisation d’un audit énergétique sera obligatoire. L’audit devra être fourni à tout potentiel acquéreur lors de la première visite. À partir de 2025, cette obligation sera étendue aux logements classés E, qui sont près de deux fois plus nombreux que les F ou G. Un acquéreur achètera donc en connaissance de cause et pourra se donner les moyens de rénover.

Les nouvelles aides de l’État

Pour accompagner ces mesures salutaires, lorsqu’un particulier souhaitera faire des travaux de rénovation, il pourra s’adresser à un interlocuteur unique qui l’accompagnera de A à Z : sur la nature des travaux à réaliser, le plan de financement, l’aide pour obtenir tous les financements disponibles et le suivi des travaux. C’est pourquoi chez Sibel Energie, nous mettons à disposition nos équipes du pôle financement qui traitent les demandes d’éco-financement et de subventions (Ma Prime Renov’, primes énergies, les certificats d’économie d’énergie, etc) et ainsi toutes les futures mesures d’aides prévues par la nouvelle loi Climat et Résilience. Pour aller plus loin, la loi prévoit que tous les ménages, même ceux dont les revenus sont plus modestes, auront accès à un prêt garanti par l’Etat pour financer le reste à charge de leurs travaux de rénovation. Une grande avancée pour lutter tant contre la crise énergétique que la crise écologique en cours.