Le terme de neutralité carbone est sur toutes les bouches quand il s’agit de parler d’environnement et de transition écologique. Bien qu’il ne date pas d’hier, ce concept ressort de plus en plus et semble être sous-estimé par certains acteurs qui l’utilisent plus comme une pancarte que comme un réel objectif. Mais de quoi s’agit-il au juste

Le réchauffement climatique s’accélère, et ce encore plus en Europe où les prédictions montrent une accélération du processus par rapport à ce que les statistiques prévoyaient jusqu’alors[1]. La lutte pour une transition écologique est maintenant sur toutes les lèvres. Pourtant, voilà maintenant plus de quinze ans que le terme de “neutralité carbone” est entré dans notre langage courant, et que tous ont en tête sa nécessité et son importance. Mais qui peut réellement le définir ? Commençons par les premiers à avoir conceptualisé ce terme : il s’agit du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) qui en 2005 a introduit et popularisé “la neutralité climatique”. Il s’agit alors pour la communauté de créer un mode de vie nouveau ne produisant pas de gaz à effet de serre, ou GES. Jusque là, le concept de compensation carbone existait, mais sans contour et de manière non officielle. Dix ans plus tard, ce sont les fameux accords de Paris qui donnent tout son sens au concept de neutralité carbone. Il y est défini un cadre pour le soutien financier et technique afin de lutter contre le réchauffement climatique. Son objectif est de limiter le réchauffement de la planète à 2 °C, voire 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici 2050. 197 pays ont signé cet accord volontairement contraignant. Adopté le 12 décembre 2015 durant la COP 21 à Paris, il entre en vigueur le 4 novembre 2016.

[1] L’Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète – Libération

Mais comment agir, au juste ?

La neutralité carbone implique un équilibre entre les émissions de carbone d’origine humaine et l’absorption du carbone de l’atmosphère par les puits de carbone ou par la technologie humaine. L’image “puits de carbone” représente un système absorbant plus de carbone qu’il n’en émet. Nos principaux puits de carbone naturels : le sol, les forêts et les océans. Selon les estimations de la commission européenne, les puits naturels éliminent entre 9,5 et 11 gigatonnes de CO2 par an – dès lors que la main de l’Homme ne se met pas à les éradiquer (forêts) ou à les déséquilibrer (sols et océans). À ce jour, aucun puits de carbone artificiel ne peut éliminer le carbone de l’atmosphère à une échelle suffisante pour lutter contre le réchauffement de la planète. Nous, êtres humains, en produisant bien trop et détruisons nos puits naturels à vitesse grand V. Mais alors comment lutter contre cette inexorable surproduction de carbone ? C’est le GIEC, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, qui nous guide à partir d’ici au fil de ses différents rapports. Outre le renforcement de la capacité des écosystèmes naturels (protection de l’environnement) et la compensation des émissions (de nombreuses technologies ont vu le jour, sans application de manière massive), il s’agit tout bonnement d’entamer la transition énergétique à l’échelle planétaire. Nous devons entamer  une transformation complète de notre façon de produire, de consommer et de nous déplacer.

La transition énergétique, clef de voûte de la neutralité carbone

Le secteur de l’énergie est responsable d’environ trois quarts des émissions de gaz à effet de serre produites. Voici donc la clé pour éviter les effets les plus graves du changement climatique, le domaine sur lequel agir en priorité. Remplacer l’énergie polluante produite par des centrales au charbon, au gaz et au pétrole par de l’énergie produite à partir de sources renouvelables, telles que l’énergie éolienne ou solaire, permettrait de réduire considérablement les émissions de carbone et de transformer totalement notre mode de vie. Plus d’assèchement des réserves fossiles finies, plus d’énergies vertueuses et infinies ! Il nous convient donc à l’échelle globale et individuelle de prendre acte de ce levier incontestable pour lutter contre le réchauffement cataclysmique de notre planète. Pour ce qui est de l’échelle individuelle, Sibel Energie a à cœur de vous guider dans le choix des meilleurs outils accessibles pour transformer votre production énergétique à l’intérieur de votre foyer. Panneaux photovoltaïques, pompes à chaleur, isolation… Parce que préserver notre planète passe par nos choix de vie et notre transformation, à nous.