L’électricité nucléaire en prend un coup en cette fin 2022. Du fait de la grève prolongée et de la corrosion de plusieurs réacteurs, EDF prévoit une baisse de sa production. Qu’est-ce que ça veut dire pour nous ?

Le groupe EDF a revu à la baisse son estimation de production nucléaire pour la fin d’année 2022, en raison d’un arrêt plus long que prévu de quatre réacteurs pour des problèmes de corrosion, et du fait d’un mouvement social. Jusqu’ici, l’énergéticien prévoyait de produire entre 280 et 300 TWh (térawattheures). Désormais, la fourchette, qui avait déjà été abaissée depuis le début de l’année, devrait plutôt se situer entre 275 et 285 TWh. L’indisponibilité de 27 des 56 réacteurs du parc nucléaire, à l’arrêt pour des maintenances prévues ou des problèmes de corrosion soupçonnés ou avérés, et les mouvements sociaux des derniers mois sont la cause de ces données historiquement basses. 

En France, le nucléaire est la 1ère source de production et de consommation d’électricité. Elle provient de 56 réacteurs de différents niveaux de puissance répartis sur l’ensemble du territoire. Un réacteur de 900 MW produit en moyenne chaque mois 500 000 MWh, correspondant à la consommation d’environ 400 000 foyers.

Des conséquences pour les Français ? 

Pour l’instant, aucune coupure n’est prévue sur le territoire français. Cependant, cette donnée peut modifier en fonction des conditions météorologiques des prochaines semaines ; car s’il fait trop froid, les usagers vont logiquement pousser leur consommation et solliciter davantage la production. Fin octobre, le nouveau dirigeant d’EDF Luc Rémont a présenté son plan pour surmonter la « crise sérieuse » que traverse le fournisseur. Il a décrit une situation « critique à court terme », évoquant une crise « d’ordre technique et industrielle ».

En raison des difficultés des opérateurs d’énergie alternatifs, près d’un million de clients sont revenus chez EDF en un an. Ce qui paraît être une bonne nouvelle peut nous tromper, car cela a contraint le groupe à racheter sur les marchés à prix d’or une électricité qu’elle n’a pas. Et ce, alors que l’entreprise a dû vendre en 2022 plus d’électricité nucléaire à bas prix à ses concurrents, à travers le mécanisme de l’Arenh (accès régulé à l’électricité nucléaire historique).

Selon EDF, le recul historique de sa production électrique va peser à hauteur de 32 milliards d’euros sur son excédent brut d’exploitation (Ebitda – indicateur comptable de la rentabilité).

Les Français sur le qui-vive

Même si ces données ont tout pour être rassurantes, il s’avère que la plupart d’entre nous gardons un œil vigilant sur le déroulé des opérations. Mais entre la crise énergétique liée à la flambée des prix et ce genre d’incidents, il y a de quoi ne plus avoir confiance en l’avenir. Que faire donc pour éviter d’être dépendants des aléas liés à la crise de l’énergie ? Se tourner vers des sources d’énergie renouvelables, comme le solaire ou l’éolienne. Chez Sibel Energie, nous avons à cœur de vous accompagner dans votre transition énergétique. En vous équipant de panneaux photovoltaïques, de pompes à chaleur ou de bornes de rechargement pour vos véhicules électriques, nous prônons l’énergie verte et l’autoconsommation, afin d’éviter d’être pieds et poings liés aux crises successives. Indépendance et développement durable pour s’assurer de passer l’hiver – et les prochaines années – en toute tranquillité.