Quand on parle de finance, difficile de ne pas penser tout de suite actions, bourse, CAC40, loups de wall street… D’aucun pense aux dérives du capitalisme au détriment de la planète. Pourtant, la finance verte commence à se faire une place très sérieuse dans notre société. Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Selon le Ministère de l’économie, la finance verte se traduit par “une notion définissant les actions et opérations financières qui favorisent la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique”. Il s’agit donc d’ériger des ponts entre les intérêts court terme des investisseurs et ceux long terme de la planète pour que l’allocation des ressources aille dans le bon sens. La finance verte prend plusieurs formes : les obligations vertes et les fonds verts. Selon Jean-Marc Jancovici, à la tête du think tank The Shift Project, la finance verte a deux leviers de fonctionnement. D’abord, l’exclusion : une banque ne va pas prêter de l’argent à une entreprise qui ne respecte pas la transition écologique. La deuxième voie, la récompense/punition : cela consiste à avantager les entreprises qui vont dans la bonne direction et à pénaliser celles qui vont dans la mauvaise direction. Mais selon lui, ce qui va réellement réorienter l’économie vers la finance verte, ce sont les décisions que vont prendre les États pour favoriser les projets des particuliers ou des entreprises vers une économie plus verte. Car aujourd’hui, pour un particulier qui souhaite une épargne verte sans avoir des millions à placer, c’est la croix et la bannière, comme le rappelle l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Les propositions sont floues, les conseillers bancaires mal formés, les choix moindres…

La finance durable, illusion ou objectif ?

Investir dans des projets verts, oui. Mais lutter contre le réchauffement climatique, c’est encore autre chose. Selon l’Ademe, l’atteinte des objectifs de neutralité carbone nécessiterait 125 000 milliards de dollars d’investissements, dont 32 000 milliards dans les dix prochaines années. Des chiffres vertigineux qui montrent l’étendue des besoins. Sauf que pour l’instant, la finance verte séduit moins que les bons vieux capitaux polluants. Par exemple, l’agence rappelle que les énergies renouvelables doivent se partager 150 milliards d’euros d’investissements chaque année, alors que les explorations pétrolières en engloutissent, elles, 500 milliards… Par ailleurs, une enquête collaborative de plusieurs médias européens dont Le Monde ont décortiqué le contenu de 838 fonds d’investissements dits « durables ». Résultat : une grande partie de ces fonds verts investissent dans des entreprises très polluantes – parfois même parmi les plus émettrices au monde de gaz à effet de serre. La finance verte serait-elle donc un nouvel outil de “greenwashing”? Pas forcément.

L’importance d’agir chez soi

Face à la tromperie de certaines banques, de nombreux outils émergent petit à petit afin de rendre viable la finance durable. Avec un en tête : le Label Greenfin, par exemple, mis en place par le gouvernement, créé pour garantir la qualité verte des fonds d’investissement et s’adresser aux acteurs financiers grâce à des pratiques transparentes et durables. Il refuse notamment les fonds qui investissent dans les énergies fossiles ou dans le nucléaire. Les produits doivent, en outre, intégrer des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans la sélection des titres et mesurer l’impact de leurs investissements. Résultat : ce label est détenu par une centaine de fonds d’investissement seulement.

La finance verte, oui, mais à prendre avec précaution donc. Se faire aider, conseiller, et prendre le temps de s’assurer que l’on agit pour une transition énergétique et durable et non l’inverse. Car si la finance peut être un cheval de bataille du changement, il s’agit aussi de faire passer ce changement par soi. La lutte contre les énergies fossiles est une bataille de grande ampleur… qui commence chez soi ! Chez Sibel Energie, nous avons à cœur de vous faire basculer vers une énergie verte, renouvelable, grâce à des outils qui prônent l’autoconsommation. Panneaux photovoltaïques utilisant l’énergie solaire, pompes à chaleur, bornes électriques de rechargement de véhicules électriques ; nous serons avec vous les acteurs d’un monde meilleur.