L’Assemblée nationale a voté vendredi 9 décembre une série de dispositions du projet de loi visant à accélérer la production d’énergies renouvelables. Une bonne nouvelle, certes ! Mais où en est la France dans sa transition énergétique ?

 

Dans l’hexagone comme sur l’ensemble de la planète, l’humanité doit encore se défaire des énergies fossiles : du charbon, du pétrole et du gaz. 80 % de nos besoins en énergie sont couverts par des ressources fossiles. La première des énergies bas-carbone est le bois (environ 10 %), suivi du nucléaire (5 %), l’hydraulique, le solaire et l’éolien complétant les 5 % restants. Nous voilà donc bien loin de la transition énergétique nécessaire à la protection de la planète… D’ailleurs, pour ne pas avoir atteint ses objectifs européens en matière d’énergies renouvelables en 2020, qu’elle s’était elle-même fixés une dizaine d’années auparavant, la France va devoir débourser plusieurs centaines de millions d’euros pour rattraper le coche. « La France, ça lui coûte 500 millions d’euros cette année de ne pas avoir fait son développement des énergies renouvelables », a expliqué la ministre de la transition énergétique Agnès Pannier-Runacher en novembre dernier. La France est le seul pays parmi les vingt-sept membres de l’Union européenne (UE) à avoir raté son objectif il y a deux ans : les énergies renouvelables ne représentent que 19,1 % de sa consommation finale brute énergétique, bien au-dessous des 23 % prévus. Cet objectif étant contraignant, la France doit désormais acheter à des pays comme la Suède qui, eux, ont dépassé leur cible.

 

La loi du 9 décembre et les modèles voisins

 

La loi votée le 9 décembre dernier est prometteuse, même si loin de nous amener vers nos objectifs : obligation d’installer des panneaux solaires dans les grands parkings extérieurs, de nouvelles dérogations pour des installations sur le littoral, toute nouvelle construction de logements sociaux collectifs par des organismes privés de HLM doit voir installer des équipements d’énergies renouvelables, une installation de centrales solaires au sol facilitée en montagne… Des grands pas pour la France, mais des petits pas pour la planète. Certains pays européens ont vu l’intérêt de l’énergie verte bien plus tôt qu’en pleine période de crise. L’Espagne, par exemple, a développé de manière exponentielle l’utilisation de centrales solaires. Les ajouts de parcelles doublent chaque année depuis cinq ans. Les énergies renouvelables représentent 21% de la consommation finale totale espagnole en 2020, dépassant ses objectifs de plus de 20%. Le pays souhaite atteindre 43% d’énergies renouvelables en 2030, et 97% en 2050, date à laquelle il a prévu d’atteindre sa neutralité carbone. L’Allemagne est également un exemple à suivre : 49 % de la consommation d’électricité au premier semestre 2022 y a été produite grâce aux énergies renouvelables. L’Allemagne a réduit l’an dernier ses émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 39 % par rapport à 1990, et vise une réduction de 65 % d’ici 2030… Des cycles vertueux qui en disent long sur l’importance d’une transition énergétique entamée le plus tôt possible.

 

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